C'est donc celà, le Paradis, pensa Jonathan, et il ne put s'empêcher de sourire intérieurement.
Il était sans doute assez irrespectueux d'anlayser le Paradis au moment même où il y était conduit.
Comme il s'élévait de la terre, montant dans les nuages en formation serrée avec les deux oiseaux brillants, il constata qu'en son propre corps devenait aussi radieux que les leurs. Et
pourtant, le jeune Jonathan le Goéland, qui avait vécu derrière ses yeux dorés, était toujours présent car seule son enveloppe extérieure changeait.
Il se sentait toujours un vrai Goéland, mais déjà il volait beaucoup mieux que son ancien corps n'avait jamais volé. Oui, pensa-t-il, je suis persuadé qu'avec un moindre effort je pourrais doubler ma vitesse et accomplir des performances deux fois supérieures à celles réalisées lors de mes plus beaux jours terrestres!
Ses plumes étaient désormais d'une éclatante blancheur et ses ailes lisses et parfaites comme des voiles d'argent poli. Heureux, il se mit à étudier leurs réactions afin d'en utiliser au mieux les forces nouvelles...
...Il y avait donc une limite à ce que son nouveau corps pouvait accomplir, et bien que son ancien record fût pulvérisé, il était tout de même une frontière qu'il ne ferait reculer que moyennant un grand effort. C'est injuste, pensa-t-il, il ne devrait pas y avoir de telles limites au Paradis.
Les nuages s'entrouvrirent, les goélands qui l'escortaient lui crièrent: " Bon atterrissage, Jonathan ! " et s'évanouirent dans l'espace.
Jonathan Livingston le Goéland par
Richard BACH
In Mémoriam, à la mémoire de Claude mon ami et mon Frère.
dimanche 20 septembre 2009
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1 commentaire:
Ma prière s'élève vers Claude et l'entoure.
Ma pensée rejoint Jonathan, et comme lui, je m'efforce au vol rapide.
Merci Aza pour cette citation, nous espérons par la lumière de notre âme continuer le voyage intemporel dans le corps vivant du Cosmos.
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